Randonnée au Pic Malaoui

Ça y est l’été est un peu derrière nous, les journées sont enfin un peu plus fraîches et le soleil moins brûlant.
Nous avons donc décidé d’aller faire un tour vers le pic Malaoui, ce petit sommet verdoyant qui domine Nouméa au loin et dont le chemin rouge et rectiligne attire mon œil si souvent. 

Si seule la partie pratique vous interesse n’hesitez pas à vous y rendre directement : En pratique

Il y a deux option de chemin pour arriver en haut : partir de Yaouhé et emprunter le fameux chemin rectiligne ou aller en direction de Dumbéa et rouler jusqu’à l’auberge des Koghis. Nous avons choisi, sur un malentendu, la deuxième option.

Depuis l’auberge le chemin est fort agréable jusqu’au sommet. Il se fait à 80% sous un couvert forestier variable, tantôt une forêt sèche et humide, peuplée d’oiseaux chanteurs, tantôt dans le maquis sec si caractéristique de la Calédonie, planté de niaoulis odorants dans la chaleur et de fougères plus ou moins mortes qui prendront un réel plaisir à griffer vos jambes nues.

Le chemin s’amuse également beaucoup, à nous faire monter de manière continue jusqu’au belvédère (qui porte très bien son nom : il n’y a strictement aucune vue depuis ce point là, c’est superbe !) puis après une grosse redescente, à alterner, au gré de la crête, montées et descentes presque sans fin pour terminer par une vraie escalade tout à fait sportive.

Il se mérite ce sommet !

En revanche la texture du sol en lui même tout au long du chemin reste l’aspect le plus déstabilisant de cette super rando : ça GLISSE. Pour peu qu’il ait plu quelques jours avant (l’avant veille dans notre cas) le sol est soit totalement boueux soit ultra glissant sans aucune aspérité pour caler ses pieds et se maintenir droit hormis les troncs d’arbres environnant et fort bienvenus. Pour agrémenter l’ensemble il y a de nombreuses racines qui parsèment le cheminement, il faut rester attentif.
Mais à part ce désagrément (qui peu quand même rendre la rando dangereuse certains jours) l’endroit est magnifique. En allant à son rythme, l’effort n’est pas insurmontable loin de là et la vue offerte en haut, sur tout Nouméa, ses banlieues (lagon compris) et sur les Koghis derrière soi, est somptueuse.
Tout n’est pas parfaitement balisé, mais des marches ponctuent le chemin donnant de bons indices sur la direction à suivre ; il y a aussi une ancienne passerelle aujourd’hui effondrée qui se franchi en descendant au fond du trou qu’autrefois elle enjambait et il y a peu d’équipement de sécurité (cordes fixes, petites marches dans les endroits vraiment érodés et glissants par exemple), éléments qu’on aurait pu être en droit d’attendre lorsqu’il faut régler 500f/personnes au départ du parking pour accéder au domaine (c’est très bien d’avoir une assurance, mais on m’a toujours dit « mieux vaut prévenir que guérir »…)
C’était en tout cas une super journée pour une très belle rando que je vous conseille vivement de faire, c’est joli la Calédo vu d’en haut !

En pratique – Par l’auberge des Khogis

Difficulté

Moyenne

ACCES

Aller en direction de Dumbéa riviere. Dans la descente après avoir franchi le col de Tonghoue, dans un large virage, un panneau indique l’auberge sur la droite et une route, étroite mais goudronnée, monte jusqu’en haut.

TEMPS

il faut compter 2h de montée tranquille et prudente et 1h30 de descente identique. En étant en bonne forme physique ça se fait facilement plus rapidement que ça. Moi j’étais personnellement assez fatiguée ce jour là.

COÛT

Il faut compter 500f/personne, un peu moins pour les enfants. Il s’agit d’un domaine privé et les propriétaires auraient souscris une assurance, notre participation contribue donc à la payer… à défaut de participer à l’entretien assez inexistant du chemin.
Le règlement se fait à l’auberge ou au niveau de la petite maison à l’entrée du chemin. Mais pas d’inquiétude vous ne pourrez pas rater l’info…

Randonnée

La rando commence sur une large piste et laisse rapidement sur sa gauche le chemin menant à la cascade des Khogis.
Quelques minutes seulement après avoir démarrée il faut franchir l’ancienne passerelle effondrée. Le plus simple semble être de franchir la corde et d’aller passer par en haut, au delà de l’ancien départ. Celà dit ça passe aussi en demi escalade facile en aval de la passerelle. Le passage le plus emprunté est assez marqué.
Le chemin monte de manière régulière/soutenue jusqu’au belvédère, puis à partir de là présente des alternances de descentes/montées jusqu’au sommet pour finir sur les quelques derniers mètres, par de l’escalade facile.
Le couvert végétal s’arrête d’un coup à environ 15-20mn du sommet. À partir de là par temps chaud et ensoleillé, il fera CHAUD. Il n’y a plus un gramme d’ombre. Un petit couvre chef et de l’eau en quantité sont impérativement à prévoir. Une petite frontale aussi si vous partez un peu tardivement, l’obscurité vient plus vite dans la forêt.
Le retour peut se faire par Yahoué, mais il vous faudra prévoir un transport pour récupérer la voiture à l’auberge.

Depuis Yaouhé, le temps de montée semble être de 2h. Ça a l’air pentu et rectiligne. On vous dira ça la prochaine fois !

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